Non. La Valstar n’est plus commercialisée depuis début 2012. Kronenbourg a définitivement arrêté sa production à cette date, et aucune reprise de marque ni projet de relance n’a été annoncé depuis. Si vous en cherchez une bouteille en rayon, la réponse est définitive : il n’y en a plus.
Une bière populaire à son époque
Dans les années 60 et 70, la Valstar était la bière en litre la plus vendue en France. Elle se déclinait en trois versions distinguées par la couleur de leur étiquette : la rouge à 3,7° (bière de table), la verte à 5,1° (dite goût bavarois, commercialisée sous le nom Super-Valstar), et la bleue à 2,5° (Bio-Valstar, présentée comme une bière de régime tonifiante). Les bouteilles étaient disponibles en 75 cl et en 1 litre, consignées chez les grandes enseignes de l’époque.
Dans les années 70, la marque avait aussi développé un univers autour de sa clientèle : des images de Colargol à collectionner sur les bouteilles, un Club Valstar avec carte de membre. Ce genre d’opération fidélisait les familles autant que les amateurs de bière à proprement parler.
Comment elle a disparu
La Valstar est née à Valenciennes, dans la brasserie Baré fondée en 1891 par Alfred Trinquet. En 1962, la brasserie de Champigneulles rachète l’ensemble, puis la Société Européenne de Brasseries prend le relais en 1970. C’est finalement Kronenbourg, via sa filiale Kanterbrau, qui assure la production depuis Boulogne.
La brasserie d’origine à Valenciennes ferme en 1985 et est détruite en 1987. La marque survit encore une vingtaine d’années dans les sites du groupe, mais sans jamais retrouver la place qu’elle occupait. Début 2012, Kronenbourg arrête définitivement la production.
La trajectoire est celle de beaucoup de bières régionales françaises absorbées par de grands groupes industriels : rachat, déplacement de la production, perte progressive d’identité, puis arrêt silencieux. Rien dans cette histoire ne laisse entrevoir une relance.
Ce qu’il reste aujourd’hui
Vous ne trouverez aucune bouteille de Valstar en supermarché, en épicerie ou chez un distributeur en ligne. Sur ce point, il n’y a pas d’exception ni de source alternative à creuser.
En revanche, sur eBay et Leboncoin, des bouteilles vides et des objets publicitaires liés à la marque circulent régulièrement. Les prix varient de quelques euros à une vingtaine selon la rareté et l’état de l’objet – une bouteille abîmée ne vaudra pas autant qu’un présentoir publicitaire complet. C’est là que se trouvent les traces concrètes de la Valstar pour celui qui veut en garder quelque chose de tangible.












